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Samedi 9 août 2003
I / VISUEL

1) Graphismes :
Avec ses 17 ans d'âge (il s'agit du premier film du studio Ghibli sortit en 1986 au Japon), dire que Le château dans le ciel accuse le coup sur le plan graphique serait un euphémisme. La confrontation directe avec les derniers né de l'animation japonaise, come Le voyage de Chihiro ou Princesse Mononoké, montre clairement que Le château dans le ciel est dépassé techniquement et qu'il ne peut lutter sur ce point à cause du poids des années. Cependant, il y'a tout de même des points pour qui la vieillesse ne fut pas un problème. Les personnages, par exemple, bénificient d'un coup de crayon remarquable et sont nettement plus beaux que ceux de nombreux animes de son époque. Les décors, bien que loin d'être extraordinaires, ont le mérite d'être lumineux et agréables à l'oeil. L'ensemble reste, hélas, bien terne.

2) Musiques :
Nous le savons, comme toujours, Joe Hisaishi = grand spectacle ! Nous avons l'impression de nous répéter mais ce célèbre compositeur japonais possède un talent, tel que nous ne pouvons résister à la joie dont nos oreilles sont victimes à cause de ses musiques. Dans Le château dans le ciel, nous avons remarqué que ses compositions sont un peu plus rythmés que d'habitude. Ceci n'est pas surprenant, le film étant d'une dynamique très soutenue (et l'histoire en souffre d'ailleurs...). Enfin bref, inutile de s'attarder plus longtemps puisque nous avons déjà répété à maintes reprises que la grande ingéniosité de Joe Hisaishi ne nous a, jusqu'ici, jamais déçu.

gbjulien |
| 2003-08-09 09:51:59
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Samedi 9 août 2003
II / SCENARIO

1) Histoire :
Retenue prisonnière par des pirates dans un dirigeable, la jeune Sheeta saute dans le vide en tentant de leur échapper. Elle est sauvée in extremis par Pazu, un jeune pilote d'avion travaillant dans une cité minière. Les pirates leur donnent la chasse. Au terme d'une course-poursuite effrénée, Sheeta se confie à Pazu, lui avouant qu'elle est la descendante des souverains de Laputa, la cité mythique située dans les airs. Elle est par conséquent la seule détentrice du secret de Laputa que le chef des armées, le cruel Muska, cherche à percer.

Premier fim du studio Ghibli, ceci se ressent directement lorsque le film se termine. Nous avons beau nous poser des questions, nous trouvons les inspirations d'Hayao Miyazaki encore assez floues, la morale trop basique et peu profonde, l'action mal dosé et tout bien trop plat. Tous ces défauts sont sans-appels : l'histoire, pourtant interessante, est ennuyeuse faute à une mise en scène trop juste. On finit donc donc par ne plus "regarder", mais plutôt "subir" cette histoire sans surprises et qui laisse le spectateur somnolent ! Pour finir, nous dirons qu'un détail, étonnant pour un Ghibli, est présent : il y'a un "vrai" méchant comme dans les dessins-animés américains basiques alors que les autres oeuvres de Miyazaki se différencient de cela car l'héros lutte contre une chose indéterminée. L'histoire en perd donc beaucoup de son charme et n'est pas très convaincante.
2) Déroulement :
Pénalisé par une histoire ennuyeuse aux multiples défauts, la durée du Château dans le ciel aurait du être non excessive afin de tenter de "limiter la casse". Hélas, Hayao Miyazaki n'a pas opté pour cette solution : le film dure 2 heures ! Une énorme erreur dont il nous est difficile d'en expliquer les raisons. En tout cas, le déroulement en souffre et se voit entâcher par de nombreuses longueurs (c'est sans doute idéal pour gagner du temps) et le spectateur perd peu à peu son attention. L'action, étonnement présente pour un Ghibli et surtout à la fin, fait que ce Ghibli est à part (de l'action, il y'en a dans tous les Ghibli mais comprenez qu'elle est moins bien gérée ici). Le déroulement n'est pas donc pas d'une qualité satisfaisante...
CONCLUSION GENERALE
Le château dans le ciel est le premier film du studio Ghibli et cela se ressent en lui même : nous sentons dans l'oeuvre de l'hésitation, comme si Hayao Miyazaki se recherchait. Ce film est donc à prendre comme un essai étant donné que les oeuvres suivantes du maître de l'animation sont d'un niveau relativement supérieur. Pour finir, nous dirons que Le château dans le ciel est sans doute le moins convaincant des Ghibli que nous ayons vu. Nous ne vous le conseillons pas si vous débutez dans l'animation japonaise, sous risque de vous faire de mauvaises idées...
Note de Julien : 11/20
Notes d'amis :
Alex : 10/20
Matthieu : 07/20
gbjulien |
| 2003-08-09 09:36:05
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